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Sujets traités

De quoi s'agit-il?

Y penser avant la grossesse !! Eviter de graves problèmes à votre bébé en étant informée...
La Trisomie 21 ou Mongolisme  Un dépistage de plus en plus précis...
L'échographie morphologique Une technique efficace mais qui a ses limites...
Grossesse et alcool Enceinte, je prends une boisson sans alcool...
Le streptocoque B Une infection vaginale dangereuse pour le futur bébé...

 








 


Y penser avant la grossesse !!


1. Les vitamines

IL EST POSSIBLE DE PREVENIR CERTAINES COMPLICATIONS LORS DE LA GROSSESSE. 

Les modifications physiologiques liées à la grossesse et au développement du foetus augmentent les besoins en vitamines et minéraux de la femme enceinte et du bébé. Parmi les suppléments à prévoir, des études récentes ont mis l’accent sur 3 substances, qui en cas de carence, peuvent perturber de façon considérable le bon déroulement de la grossesse :

L’IODE 

On constate qu’en Belgique, l’apport d’iode chez la femme enceinte est encore très souvent insuffisant. 

Le manque d’iode peut entraîner des problèmes aussi bien chez la mère que chez l’enfant : 

- chez la mère : un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde peut survenir et entraîner ainsi un dérèglement important du système hormonal durant cette période critique. 

- chez l’enfant : les conséquences ne sont pas moins graves ; en effet la carence en iode peut être responsable de retard mental et de handicap permanent pour le développement neurologique de l’enfant. 



L’ACIDE FOLIQUE 

Il est aujourd‘hui clairement établi que de nombreuses malformations de l’embryon parmi lesquelles le redoutable « spina bifida » (absence de fermeture du tube neural) peuvent être fortement réduites par un apport suffisant en acide folique. La dose d’acide folique idéalement recommandée est de 800 mcg /jour.

Le tube neural est l’organe embryonnaire qui, une fois développé, deviendra la moelle épinière c'est-à-dire le « centre de relais » des relations sensitives et motrices de l’organisme. 

On ne peut que conseiller de prendre un supplément en vitamines et minéraux enrichi en acide folique le plus tôt possible, au moins 1 mois avant d’être enceinte ou dès qu’une grossesse est envisagée.

LE FER ET LA VITAMINE C

Le fer est un constituant important de l’hémoglobine et donc des globules rouges. Sa carence occasionne une maladie appelée « anémie ferriprive ». 

D’autre part la grossesse nécessite un supplément important en fer suite à l’augmentation de la circulation sanguine d’une part et aux besoins du fœtus d’autre part. 

On observe que de nombreuses femmes présentent en début de grossesse, des réserves en fer qui ne leur permettent pas de faire face aux besoins accrus durant 9 mois. Par conséquent ces femmes courent un risque majeur de développer une anémie ferriprive. 

L’absorption du fer étant augmentée par la présence de vitamine C, ou conseille de joindre celle-ci au supplément minéral de fer.


L’utilisation systématique de suppléments en vitamines et minéraux est à recommander chez toutes les femmes avant, pendant et après la grossesse.
Ces suppléments doivent se prendre dès qu’une grossesse est envisagée.
Ces derniers contiennent des vitamines et minéraux que l’alimentation ne parvient pas toujours à fournir en quantité nécessaire. 
La prise régulière (1 comprimé par jour) d’une préparation en vitamines et minéraux permet donc très simplement de réduire le risque de nombreuses complications.

OMNIBIONTA PRONATAL (information sur le produit)

La prise de suppléments vitaminés riches en acide folique pendant la grossesse est bénéfique pour le développement normal du bébé.

La société pharmaceutique Merck Consumer Healthcare a développé Omnibionta® Pronatal, une cure composée de vitamines, de minéraux et de DHA, spécialement conçue pour la grossesse et l’allaitement. Omnibionta® Pronatal est disponible sous 2 formes.

Commencez à prendre Omnibionta® Pronatal AVANT d’être enceinte, donc en fait dès le moment où vous décidez de vouloir essayer d’être enceinte…. N’hésitez pas à en parler à temps avec votre médecin. Omnibionta pronatal® est unique, car en plus de sa composition complète, il associe deux formes de folates: l'acide folique + la Metafoline® (= forme naturelle et déjà active de l'acide folique). Par rapport à l'acide folique, la Metafoline® a l'avantage d'être directement assimilée sans devoir être transformée par l'organisme. Omnibionta® Pronatal offredonc une protection optimale grâce à l'obtention rapide de bons niveaux de folates. 

Dès que votre grossesse est confirmée, vous passez alors à la nouvelle forme Omnibionta® Pronatal +
DHA. En effet, la consommation de DHA (= acide gras Oméga 3 provenant des poissons gras) par la mère contribue non seulement au développement normal des yeux et du cerveau du foetus mais également de l'enfant allaité. 





Plus d’informations sur Omnibionta® Pronatal +
DHA :

La protection optimale pour la mère et l’enfant.

Le DHA, acide gras Oméga 3 – extrait du poisson de mer gras (comme le maquereau, le thon, le saumon, …) – contribue au bon développement du fœtus. Plus spécifiquement, la consommation de DHA par la mère contribue non seuelement au développement normal des yeux et du cerveau du foetus mais également de l'enfant allaité. Le DHA lui est délivré via le placenta et, plus tard, via l’allaitement.

Omnibionta® Pronatal est recommandé dès le désir de grossesse. A partir du moment où la grossesse est confirmée, vous pouvez continuer avec Omnibionta® Pronatal + DHA et poursuivre l’utilisation jusqu’ à la fin de l’allaitement.

Les deux formules délivrent 800 microgrammes de folates/comprimé, dont la moitié est présente sous la forme active de l’acide folique, à savoir le Metafolin® (= 5-Méthyl-TétraHydroFolate).

Une boîte d’ Omnibionta® Pronatal +
DHA contient 30 comprimés et 30 capsules, mais est également disponible en boite économique de 2 mois comprenant 60 comprimés et 60 capsules. La dose recommandée est de 1 comprimé (contenant les vitamines et minéraux) et 1 capsule d’Oméga 3 (contenant 200 milligrammes de DHA) par jour.


1. Jensen et al., 2005, AJCN 2. Hibbeln et al., 2007, Lancet 3. Helland et al., 2003, Ped. 4. Birch et al., 2005, AJCN 5. Williams et al., 2001, AJCN 6. Koletzko et al., 2007, J. Perinat. Med. 7. Scientific panel EFSA, 2004, EFSA Journal

E.E. Merck Consumer Healthcare sa, Chaussée de Bruxelles 288, B-3090 Overijse N.E. 0462.017.640


2. La rubéole 

Si vous attrapez cette infection durant les 3 premiers mois de la grossesse, le risque que votre bébé soit gravement malformé est très important => si vous n'avez pas fait cette maladie faites-vous vacciner !!

 

3. La neurofibromatose 

Cette maladie génétique touche 1 enfant sur 3000. Si vous (ou votre mari) présentez des "boutons mous" (lentigines) ou/et  des "taches pigmentées de couleur café au lait" , vous êtes peut-être porteuse de cette maladie qui pourrait provoquer beaucoup d'ennuis à votre enfant. On peut dépister la neurofibromatose chez le bébé si on connaît le risque familial !! Parlez-en à votre médecin

Pour en savoir plus: cliquez ici 

  

"Taches cafés au lait"

"Boutons mous" (lentigines)

 

 

La Trisomie 21 ou Mongolisme

 

Cette maladie bien connue augmente avec l'age de la future maman. Il y a quelques années, la seule manière de dépister le mongolisme consistait à réaliser une ponction de liquide amniotique (PLA ou amniocentèse = retirer du liquide entourant le bébé à l'aide d'une aiguille pour l'analyser) chez les mamans de plus de 35 ou 38 ans. Cette technique permettait de dépister 25 % des enfants trisomiques.

A l'heure actuelle, l'approche est différente. Elle se passe en  2 temps: 

- à 12 semaines de grossesse, une échographie est réalisée pour mesurer la clarté nucale (petit décollement de la peau présent au niveau de la nuque de tous les embryons de cet age et qui est plus épais chez les enfants mongoliens). 


Clarté nucale normale mesurée à 12 semaines: 
distance entre les 2 lignes blanches en arrière du cou et mise en évidence par une flèche jaune; ici, valeur normale de 1.1 mm.

mesure de clarté nucale : normale

- entre 15 et 18 semaines, on réalise une prise de sang appelée "triple test" (elle mesure la concentration de 3 substances dans le sang de la maman). 

NB: le triple test peut être remplacé par une prise de sang réalisée à 12 semaines (même principe).

A l'aide d'un programme informatique tenant compte de l'age de la maman, de l'épaisseur de la clarté nucale, du triple test  et d'antécédents éventuels de mongolisme, il est possible d'estimer le risque réel d'avoir un enfant trisomique. 

 

Pour ne pas réaliser trop de ponctions de liquide amniotique, les gynécologues ne la proposent que si le risque de mongolisme estimé par le programme est supérieur à 1 (mal)chance sur 300 (par exemple: 1 chance sur 50). 

En fixant la limite à ce niveau, on réalise 5 amniocentèses sur 100 grossesses et on dépiste environ  80 enfants mongoliens sur 100. 

Pourquoi ne pas réaliser d'amniocentèse chez tout le monde ? Parce que quand on effectue ce geste, on risque de provoquer une fausse couche 1 fois sur 200. 

Beaucoup de chiffres, beaucoup de stress pour savoir si bébé est normal et en plus on n'en est pas sûr! Ainsi va la vie... 

Ce test de dépistage n'est pas obligatoire et ne doit certainement pas être réalisé si la maman souhaite conserver sa grossesse quelque soit le problème éventuel de bébé ou s'il elle ne veut pas prendre le risque d'une amniocentèse. Parlez-en avec votre médecin !!

Pour en savoir plus:  cliquez ici




L'échographie morphologique

L'échographie morphologique réalisée en cours de grossesse (à 2 ou 3 reprises) va rechercher les anomalies du foetus.  Cette technique permet de repérer approximativement 60 % de ces anomalies. Elle réduit donc le risque d'avoir à subir une naissance non désirée d'un enfant malformé mais ne le supprime pas... loin de là !!  Laissez donc l'échographiste se concentrer sur son travail et soyez bien consciente du fait que cette remarquable technique reste imparfaite même dans les meilleures mains. Pour information, je vous suggère de lire l'article du Dr. Perez publié dans Le Figaro de décembre 2001. 

Cliquez ici pour lire cet article. 

 

 

 

Grossesse et Alcool

Les effets de l’exposition prénatale à l’alcool dépendent de la quantité d’alcool absorbé, du stade de la grossesse, de la capacité de la mère à métaboliser l’alcool et du patrimoine génétique du fœtus. Des jumeaux réagiront différemment à l’alcoolisme de leur mère.

L’alcool diffuse rapidement et facilement à travers le placenta. L’alcoolémie du fœtus est voisine de celle de la mère. Son élimination est en revanche beaucoup plus longue du fait de son immaturité hépatique. Et pour finir l’alcool se concentre dans le liquide amniotique où il est réabsorbé par le fœtus. En 1982, une étude canadienne a démontré la présence d’éthanol dans le liquide amniotique trois heures ½ après que la mère eût ingéré de l’alcool et que son sang n’en comportât plus la moindre trace.

En France, on estime habituellement qu’un nouveau-né sur 1 000 naissances, soit 700 à 2000 par an, sera atteint de ce syndrome d’alcoolisation fœtale, avec des variations géographiques importantes : l’ile de la Réunion, le Pas-de-Calais et la Bretagne sont les départements les plus concernés.

Tous ces nouveau-nés de mères alcooliques semblent avoir un « air de famille » :
Microcéphalie (diminution du poids du cerveau), bosse de tissu sous-cutané entre les sourcils, rétrécissement des fentes palpébrales, nez court, retroussé en trompette, lèvre supérieure mince, réduction de la taille du menton. Sans comporter les autres malformations de la face, du squelette, des reins, des organes génitaux, et surtout la constante hypotrophie.

Le développement psychomoteur de ces enfants est retardé avec un quotient intellectuel généralement abaissé aux alentours de 70, une incoordination oculomotrice, une excitabilité anormale, une habileté manuelle réduite, des difficultés scolaires et des troubles de la mémoire. Le jeune adulte aura des difficultés à se faire des amis, il sera souvent dépressif, et/ou tenté par la drogue, ce qui entraînera des démêlées avec la justice, la perte de l’emploi…

Enfin, et il faut s’en convaincre, l’embryo-foetopathie alcoolique est d’autant plus grave que l’enfant atteint est définitivement taré même si les conditions sociales dans lesquelles il vit sont favorables.

On sait maintenant que le risque d’atteinte fœtale est en partie lié à la quantité d’alcool absorbée. Si le syndrome complet apparaît à 9 verres d’alcool par jour, il s’avère que les patientes consommant plus de 3 verres d’alcool brut par jour ont un risque significativement accru (un litre de vin rouge à 12°/jour). Une consommation de 2 verres par jour, considérée comme normale chez une femme, est le seuil en dessous duquel aucune preuve n’a été apportée de la nocivité de l’alcool ; inversement, son innocuité n’a pas non plus été prouvée. Enfin, il faut savoir qu’une consommation aigue et transitoire de plus de 5 verres est également dangereuse.

En conclusion, évitez au maximum de boire de l'alcool durant la grossesse. 

Extrait d'une conférence du Dr Ch. Jouffroy : "La femme et le vin dans la société d'aujourd'hui" présentée à Vaison-la-Romaine en septembre 2005 (Congrès du CARC).
- Lire le texte complet (format PDF)
- Contacter l'auteur:
jouffroy.metz@free.fr

 

Le Streptocoque B



1. Qu’est-ce que le streptocoque du groupe B ?

Il s’agit d’une bactérie. On la trouve habituellement dans le tube digestif, mais on peut également la trouver au niveau de la flore vaginale.

2. Comment savoir si je suis porteuse ?

Les femmes porteuses du streptocoque B ne s’en rendent pas compte. Le seul moyen de dépister la présence de cette bactérie est de faire un prélèvement bactériologique. Ce prélèvement est réalisé à l’aide d’un écouvillon que l’on introduit dans le vagin. 

Ce dépistage doit être effectué en fin de grossesse et au plus tard le jour de votre entrée en maternité.
Mais, dans ce dernier cas, il s’agit d’une recherche par test rapide (20 minutes) et donc, moins précise qu’une culture classique qui prend 48 heures.

3. Que risque mon bébé si je suis porteuse ?

Votre bébé peut également devenir porteur du streptocoque B et développer des infections.
L’infection la plus importante étant la méningite.

4. Comment protéger mon bébé ?

Le moment où votre bébé risque le plus d’être contaminé est la période du travail et celle de l’accouchement.

Ainsi, afin de diminuer ce risque, vous recevrez des antibiotiques en intraveineux pendant votre travail et ce, jusqu’à la fin de l’accouchement.

5. Comment savoir si mon bébé est porteur du streptocoque ?

Comme pour la maman, le seul moyen de savoir si votre bébé est porteur du streptocoque B est de réaliser des prélèvements à sa naissance.

Dans notre clinique, ces prélèvements sont réalisés systématiquement chez tous les nouveau-nés au niveau de l’oreille et du liquide gastrique.

De même, si votre dépistage est positif, une prise de sang est réalisée à votre bébé dans les 24 heures qui suivent sa naissance.

6. Mon bébé est porteur, que va-t-on lui faire ?

On lui fera plusieurs prises de sang afin de mesurer sa CRP. La CRP permet de voir l’importance de l’infection et ces résultats influenceront le suivi des soins apportés à votre bébé.
En cas de CRP élevée, votre bébé sera traité par antibiotiques en intraveineux. Afin de mieux observer votre enfant, il sera pris en charge par le Centre Néonatal mais, rassurez-vous, vous viendrez le voir aussi souvent que vous le souhaitez.

Pour en savoir plus cliquez sur le lien suivant :  Centre de Référence des Streptocoques du Groupe B

 

 

Une question, une suggestion, une remarque, contactez-moi sur:

zoe@monaccouchement.com

 

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